Durant ces deux dernières
années, j' ai assisté à l' évolution de la Salsa à Paris. Je peux dire que Paris a
rattrapé son retard par rapport à l' Europe. C' est une grande évolution vu le manque
cruel de professeurs sur cette place comparée à celle des Etats-Unis. Au niveau des
professeurs de Salsa crédibles, cela se compte au bout des doigts. Nous sommes sensés
stagner sur ce palier pendant un bon moment car l' essor de la Salsa aux Etats Unis se
trouve essentiellement dans la communauté latine (mexicains et portoricains émigrés).
Que dire de tous ces amateurs donnant des cours à Paris collant milles étiquettes sur
leurs affiches SALSA X et SALSA Y afin d' attirer le client grâce à la naïvité mais la
futilité finit par être découverte. C' est horrible de profiter de la crédulité des
gens en renommant la Salsa sous différentes bannières : Il y a de quoi remplir les
poches avec les moutons de Panurge.
Pour tout bon danseur, il existe une
"Seule Salsa" mais au niveau pédagogique on peut distinguer deux types de danse
: La SALSA et le MAMBO :
SALSA : c' est la forme originelle de la
Salsa pratiquée par le commun des mortels connue surtout sous le nom de la Salsa Cubaine
ou colombienne.
MAMBO : c' est la version danse de salon que
les Etats unis ont développé grâce à la communauté latine.
(Je précise que le Mambo en danse signifie les salsas
portoricaines ou en ligne dansées sur le 1,2,3 ou 4...) voir article
Il faut arrêter de raconter au public des
salades afin de remplir les poches plus ou moins illégalement. La Salsa restera à l'
échelle d' une danse de société comme le Rock' nd Roll et qui se développera
plus lentement mais n' intégrera pas les danses latines sportives dans l' immédiat. Pour
cela, en attendant que les professionnels s' y intéressent, il faut mieux suivre des
cours structurés, suivis et d' évoluer dans un groupe afin de pouvoir pratiquer
régulièrement et de ne pas gaspiller son argent à prendre des cours dont la pédagogie
laisse à désirer.
M.
H. - Mai 2000 |