Danser socialement en couple II

Danser socialement en couple II
Article écrit par MCF
En réponse à l’ article principal (à lire absolument)

Je pratique le rock au sol depuis une dizaine d’année.
C’est la première fois que je retrouve exactement ma manière d’aborder cette merveilleuse discipline. Ton article explique et résume tout à fait ce que je recherche dans cette danse :
– le côte agréable, la complicité, le suivi réactif, la coopération, le sourire, la technique (équilibre, pivots, vitesse) la sensibilité, la modestie, la curiosité, la créativité, l’acceptation des différences des autres par l’adaptation personnalisée.
Trop de danseurs ne font que reproduire (plus ou moins bien) les passes apprises en cours sans se soucier du suivi de la musique, des aptitudes de leur danseuse.

Combien de couples de danseurs qui ne se regardent même pas, il y a les chercheurs de clés (regard au sol), les observateurs (en train de chercher soit une idée de passe, soit leur prochaine victime). Pourquoi cette timidité ou cette gêne ? Regarder quelqu’un dans les yeux s’est simplement communiquer et la danse c’est communiquer tout simplement par le regard, les bras, le corps.

Combien de danseurs ne marquent aucun des « break » musicaux. Je me demande souvent si je dois bloquer moi-même le danseur ou faire comme si je ne ressentais pas les break ce qui est extrêmement difficile pour moi et, à terme, m’oblige à danser au kilomètre.

Combien de danseurs qui reculent de plusieurs pas au moment où ils demandent à leur danseuse d’avancer. Alors, à moins de courir, il devient impossible de les rejoindre. Ou bien, qui envoient « valdinguer » leur danseuse. Je m’use avec certains danseurs (souvent les mêmes qui reculent) à résister à leur guidage trop « grand » et donc souvent trop brutal. Le rock peut se danser en douceur même les morceaux rapides.

J’aime danser longuement avec un danseur pour avoir le temps de m’adapter à son guidage (et lui à moi), de créer une complicité qui peut déboucher sur un échange très constructif qui permet à chacun de s’améliorer et d’apprendre à l’autre ce qu’il ignore. Et puis, la cerise sur le gâteau, créer des passes, des attitudes ou des jeux que nous ne feront qu’ensemble.

Pour moi, ce que tu appelles « la fidélité partenariale » permet d’ accéder à l’harmonie du couple de danseur. C’est ce que je recherche en tout cas. Danser, c’est inventer avec chaque partenaire un nouveau jeu de complicité et de créativité.
Tout cela, j’ai eu la chance de le partager pour la première fois avec Michel HADDAD, il y a plusieurs années déjà. Quelle chance de l’avoir rencontré. Il était tellement technique et farfelu. Nous nous sommes très vite reconnus et j’ai connu de très grands moments de joie et même d’extase en dansant avec lui. Notre plus grand plaisir, était la création. Il laissait libre cours à son imagination toute de fantaisie et attendait de voir comment j’allais y répondre. Nous étions en pleine confiance et ouverture d’esprit l’un envers l’ autre. Il m’a également appris la salsa en dansant directement sur la piste. Nous sommes toujours amis. De tels danseurs sont malheureusement trop rares sur les pistes.

Article écrit par MCF

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